Copiant les Maires qui ont fait l’actualité estivale, le nôtre prend un arrêté anti-pesticides.

Ceux-ci sont interdits depuis le 1er janvier 2017 pour les parcs et jardins publics et depuis le 1er janvier 2019 pour les particuliers. Peu de terrains sont donc concernés à Ivry : pas d’agriculteurs, quelques jardins d’usines… Aucun moyen n’est prévu pour en contrôler le respect. Pourtant, le quotidien nous démontre qu’en matière de civisme, il ne suffit pas de décréter… Cette mesure vise-t-elle réellement l’intérêt général ou relève-t-elle de la pure opération de communication ?

Le doute est d’autant plus permis que, pour nous, le virage écologiste dont fait mine le Maire depuis quelques temps n’est que de façade. Puisque sa responsabilité est de prendre les mesures nécessaires pour garantir la protection sanitaire de la population et prévenir les pollutions, nous attendons plutôt des actes contraignants concernant l’avenir du Syctom, le tri des déchets, la suppression des plastiques et la végétalisation de la ville ! La Loi prévoit l’interdiction totale de l’usage des plastiques dans les restaurants scolaires à échéance 2025 ; des villes s’y sont déjà mis, qu’en est-il à Ivry ? Le Syctom finance une expérimentation de collecte des biodéchets dans le quartier Monmousseau ; mai l’accompagnement est totalement insuffisant, comme il l’est globalement pour le tri. Qu’attend-on donc pour le faire et mettre les moyens nécessaires ? Les Ivryens, les associations et la quasi-totalité des forces politiques s’opposent à la reconstruction du Syctom, que seule l’inaction des collectivités rendra inévitable. Qu’attend-on pour rendre obligatoire le tri des déchets et mener les actions qui permettraient d’éviter cet énorme gaspillage d’argent public ? Enfin, un nouveau mode de calcul a permis d’augmenter artificiellement le nombre de m2 d’espaces verts par habitant pendant ce mandat, alors que chacun peut constater qu’en dehors de quelques noues, la ville est bétonnée. Le fossé entre les discours et les actes est tellement profond ! Et que dire de la carence de la lutte contre l’habitat insalubre et les passoires thermiques.

Bien sûr, des efforts ont été consentis, des réflexions, des vœux et quelques actions ponctuelles en réponse à des appels à projets nationaux ou régionaux. Mais le compte n’y est pas. La ville ne s’est pas toute entière consacrée à étudier l’impact carbone de ses actions et équipements. Une commission ouverte aux citoyens devrait étudier et faire évoluer chaque projet municipal, sous le prisme de la santé et de la protection environnementale et climatique, de façon totalement transparente et transversale. Des actes forts sont attendus. Notre société n’évoluera pas sans véritable volonté politique ni sans l’implication de tous au quotidien.

A très vite,

Sandrine Bernard


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