Madame, Monsieur,

Comme chaque printemps, le conseil municipal a été consacré au vote du budget. Cette année, la majorité nous a honorés d’un budget électoraliste, insincère et pas à la hauteur des enjeux.

Un budget électoraliste : par la multiplication des événements, des outils de communication nouveaux, la tenue de réunions sur les grands sujets oubliés de ce mandat pour nous convaincre qu’ils le seront assurément au cours du prochain. Mais aussi par des actions nouvelles (lancement du budget participatif, pour 400 000 €) ou l’augmentation de la rémunération du personnel (provisionné pour 350 000 €).

Un budget insincère : Tout est fait pour nous convaincre que les mécontentements exprimés lors des assises de la ville ou à diverses occasions ont été entendus ! La réalité est toute autre.

Le service regroupé contre les incivilités ne fera l’objet d’aucune création de poste, pas plus que d’assermentation des agents pour permettre une réelle sanction des incivilités.

Les dépenses qui résulteront du financement des écoles privées maternelles et de l’intégration du personnel de l’OPH à la masse salariale de la ville, en raison de la transformation de l’OPH en coopérative, n’apparaissent pas dans le budget. Même si ces deux dépenses sont destinées à être compensées, l’une par l’Etat, l’autre par la mise à disposition à la coopérative dudit personnel, elles devraient apparaitre dans un budget sincère.

Un budget pas à la hauteur des enjeux de société.

Avec 146 millions d’€ en fonctionnement et 34 millions en investissement, les choix ne sont pas subis ou imposés. Certes, des recettes supérieures permettraient de faire davantage. Mais nous sommes appelés à juger l’utilisation qui est faite du budget disponible, pas celle qui serait faite d’un budget espéré. A travers quelques exemples, certains non-choix nous préoccupent.

Pas de priorité à la préservation de l’environnement, ni sur l’isolation du bâti, la lutte contre l’habitat insalubre, ni sur la réduction des déchets,…

Pas de priorité aux services publics. Après les baisse des budgets scolaires et la hausse incessante des tarifs, la saturation des équipements (nautiques, conservatoires, …) s’accentue, renforçant les inégalités d’accès à ces structures…

Pas d’action sur l’offre de soin. L’extension du CMS lancée depuis 2010 est enfin là. Si nous ne pouvons que nous féliciter de disposer à Ivry d’un équipement de cette qualité accueillant environ 18% des Ivryens, personne ici ne peut nier la réalité. Ivry est aujourd’hui en zone d’intervention prioritaire, c’est-à-dire que notre ville est aujourd’hui un désert médical. Par des locaux adaptés, des loyers incitatifs ou des aides à l’installation, la ville devrait contribuer à faire venir des professionnels dans notre ville.

Bien à vous,

Sandrine Bernard


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