Madame, Monsieur,

Avec mes collègues socialistes, j’espère que vous avez passé de belles fêtes de fin d’année. Je vous adresse tous nos vœux de bonheur, de réussite, de santé pour vous et vos proches, pour cette année 2019.

2018 s’est achevée sur un mouvement d’ampleur, qui a bouleversé les cadres de référence. Nous ne pouvons qu’être solidaires des attentes sincères et légitimes qui s’expriment en faveur d’une amélioration nette et immédiate du pouvoir d’achat de l’ensemble des français.

Ce ras-le-bol ne peut pas rester vain. Une revalorisation des salaires s’impose, pour le SMIC mais aussi pour tous les bas salaires, y compris dans le public, ainsi qu’une rationalisation des minimas pour que personne ne vive plus en France en-dessous du seuil de pauvreté. Des propositions ont déjà été émises en ce sens (SMIC à 1500 €, un revenu universel de base,…). Les augmentations systématiques des charges qui touchent les français doivent cesser. A l’échelle de l’État : encadrement des prix des produits de 1e nécessité, des loyer, des mutuelles, des assurances, des frais médicaux et aussi par une meilleure répartition de la fiscalité. Et à l’échelle des collectivités territoriales : en matière de transports, d’énergie, d’accès à l’eau, à la santé, aux modes de garde pour les enfants, et là aussi en matière de fiscalité.

Cela fait des années que le pouvoir d’achat est la 1e préoccupation des français. Sa réduction est intolérable. Et nous en sommes tous responsables. A chaque échelon et de tous bords, nous qui n’avons jamais cessé d’attendre des autres des efforts que nous ne faisions pas nous-même. Pour Ivry par exemple, la ville a comme les autres plafonné les salaires de ses agents, réduit les emplois, utilisé abusivement des emplois précaires, augmenté continuellement les tarifs des différentes prestations, des loyers et les impôts et fait malgré cela chaque fois que possible la leçon à l’Etat, la région, l’Europe… La réponse politique doit être à la hauteur, ce n’est à ce jour pas encore le cas. Mais elle ne peut l’être que si elle est élaborée collectivement et en dehors des postures. La situation l’exige.

Car au-delà, cette mobilisation hétéroclite et non structurée est révélatrice d’une profonde perte de confiance. Après le dépassement des partis par la dynamique d’ »En marche », l’effondrement des corps intermédiaires ne peut nous laisser indifférents. Les tentatives de récupération, plus ou moins adroites, par les uns et les autres, de ce mouvement, en sont d’autant plus éloquentes. Notre schéma représentatif doit évoluer vers une participation active et effective de l’ensemble des citoyens aux décisions qui les concernent et une responsabilité plus grande des élus par des outils de démocratie directe et de transparence.

Chaleureusement,

Sandrine Bernard

Permanence sur RV au 06 74 24 50 51


Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *