Mesdames, Messieurs,

La municipalité est compétente à titre obligatoire pour construire les équipements destinés à accueillir les élèves et à titre principal pour ce qui est de la petite enfance. Elle détermine également ses choix en matière d‘équipements sportifs et culturels.

Par son histoire, notre ville peut revendiquer une véritable volonté en ces domaines. Mais elle ne devrait pas s’endormir sur ses acquis.

En matière de petite enfance, le taux de couverture (nombre de places par rapport au nombre d’enfants) était en 2015 (dernier chiffre officiel) de 40% (56% au niveau national), la moitié émanant de structures associatives ou privées. Engagée à doubler le nombre de ses places, la ville y parviendra à peu près en passant de 115 à 199 à l’issue de ce mandat. Cependant, préoccupation majeure des familles et facteur de lutte contre les inégalités, l’accueil du jeune enfant reste très insuffisant. Avec jusqu’à 80% de financement en investissement et 30% en fonctionnement par la Caf, la capacité publique devra dans la prochaine mandature de nouveau doubler, les projets associatifs être encouragés et l’effectif du RAM tripler pour mieux former les assistantes maternelles indépendantes, proposer des regroupements aux enfants et accompagner les familles.

En matière scolaire, le problème majeur sera dans les prochaines années le manque de locaux. Engagée dans une course à la construction immobilière, la ville passe à côté de cet enjeu, pourtant de sa compétence obligatoire, en raison du prix du foncier et de la priorité faite à l’appétit des promoteurs avec lesquels elle est en affaires. Sur le plateau, un bout de terrain a péniblement été conservé pour Rosa Parks. Aucun terrain réservé sur la Zac du plateau ni pour une école ni pour un collège. Il a fallu agrandir Makarenko au risque de voir trop grand pour un équipement accueillant des enfants et on cherche encore où mettre le collège annoncé depuis 20 ans. A Confluence, même constat : terrain pollué pour le collège et les écoles sont en retard (1 livrée sur 4 nécessaires). Résultat, des collégiens envoyés dans les villes voisines, les CP dédoublés n’ont pas tous une salle, les CE1 devront donc faire classe commune et l’augmentation de la population scolaire risque d’être entassée dans les locaux de loisirs au détriment de l’autre moitié de temps que nos enfants passent à l’école. Le problème n’est pas l’investissement mais la mise à disposition de terrains. Il faudra y remédier.

Quant aux équipements sportifs et culturels, c’est la saturation. Nous alertons chaque année sur les difficultés que rencontrent les familles pour inscrire leurs enfants aux activités. Le prochain mandat devra produire à minima la construction d’une piscine et la relocalisation du conservatoire permettant son extension.

Toujours à votre disposition,

Sandrine Bernard


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