Mesdames, Messieurs,

En septembre, une fois de plus, les instances municipales ont été des simulacres de démocratie.

Deux commissions municipales préparatoires au conseil municipal ont été annulées, celle sur l’éducation n’a même pas été planifiée alors que nous sommes en pleine rentrée. Pour ne pas répondre à nos interventions, le maire nous objecte souvent notre absence à ces commissions. Nous y allons pourtant, bien plus que certains élus de la majorité d’ailleurs ; mais nous l’assumons : seul le conseil municipal est une instance officielle, impérative et publique.

Jeudi 21 septembre justement, ce n’est qu’après 2 heures sur politiques nationales et géopolitique internationale que le conseil a abordé les questions pour lesquelles nous sommes élus.

La rentrée scolaire d’abord : une rentrée qui s’est bien déroulée. Nous avons toutefois dénoncé la suppression des contrats aidés qui pèseront sur les projets et la gestion des écoles. Puis nous avons soulevé l’absence de volonté de la ville en matière de numérique. Alors que, depuis 2012, la Loi  consacre ces outils pédagogiques, Ivry est loin d’avoir doté toutes ses écoles de tableaux numériques interactifs ou de classes mobiles avec tablettes. Les équipes pédagogiques travaillent alors avec du matériel obsolète. Aucune information sur les collèges non plus, ni sur les travaux réalisés pour leur permettre d’accueillir en cette rentrée des effectifs toujours plus nombreux, ni sur le collège pollué d’Ivry confluences, ni sur le futur collège du plateau… malgré l’évidence du besoin, un silence, gêné, prédomine. Nous sommes revenus enfin sur l’impossibilité de déjeuner le mercredi midi sans fréquenter le centre. Obliger les parents qui peuvent récupérer leur enfant l’après-midi à se justifier pour le faire est une aberration.

Ce n’est qu’après 22h30, la salle vide, qu’ont été traitées les questions de prévention santé, le bilan de l’attribution des logements sociaux, la mise en place d’un abattement à la taxe d’habitation pour les personnes handicapées ou invalides, etc. Ce point d’abord refusé par la majorité municipale l’an dernier a finalement été réintroduit, c’est une avancée que nous devons aux groupes d’opposition.  

Notre engagement est strictement bénévole ; nous n’avons ni secrétariat, ni cartes de visite, ni moyens d’affranchissement… En complément de notre vie professionnelle, militante et familiale, nous devons aller chercher l’information, pour préparer ces conseils municipaux et vous en rendre compte, le mieux possible, malgré le manque de moyens mis à notre disposition. Nous en profitons donc pour remercier tous ceux qui, par les informations qu’ils nous communiquent et leur soutien, nous encouragent.

Chaleureusement,

Sandrine Bernard, Thérèse Pourriot, Alexandre Vallat Siriyotha et Sigrid Baillon


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