Madame, Monsieur,

Puisqu’il est question d’emploi précaire, précisons que les élus du groupe socialiste sont les seuls au conseil municipal depuis 3 ans à dénoncer l’usage abusif des « vacations » par la ville. Ce statut, censé répondre à un besoin spécifique et ponctuel, doit rester limité aux situations le justifiant. En aucun cas, il ne peut être utilisé pour des emplois réguliers et durables. Un vacataire ne bénéficie ni des droits à congés payés, ni à la prise en charge de ses arrêts maladie, ni du droit à la formation, ni des compléments de rémunération ; il n’est payé que pour les heures effectuées et peut voir son activité stoppée du jour au lendemain sans préavis ni indemnités. On mesure l’effet pervers d’un usage abusif de ce cadre d’emploi, alors qu’une requalification en contrat de droit public est tout à fait possible. Or, 145.000 heures par an y sont consacrées dans l’animation (équivalent de 90 agents à temps plein), certains agents exerçant sur leur poste depuis des années ; 34.000 heures dans les autres directions. Curieuse conception de la solidarité !

Cet article doit être rendu la veille du conseil municipal du 23 février. Cette contrainte, imposée sans la moindre concertation, ne nous permet pas de rendre compte de l’activité de notre groupe ni d’informer des débats qui ont lieu au sein de l’instance délibérante. Le Maire aurait-il seul le droit de donner aux Ivryens sa version de ce qui s’y passe ?  

Le mois dernier, le conseil municipal est revenu sur son vote concernant le devenir du Syctom, après un revirement de la droite, préférant céder à de petits intérêts. Puis avec stupéfaction, nous avons assisté à la mise en accusation publique par la majorité du club sportif USI foot, sans que celui-ci ne puisse se défendre. Les lieux de dialogue entre la ville et ses partenaires n’existent-ils plus ? Cette méthode nous a paru bien irresponsable et irrespectueuse des bénévoles et licenciés de ce club.

Ce mois-ci est abordé le budget 2017, mais aussi le récépissé de contrôle d’identité, par l’intermédiaire d’une question que l’exécutif se pose à lui-même. Sans débat ! Assisterons-nous à une nouvelle mise en cause de nos institutions républicaines ? Toute discrimination, toute violence illégitime doit être condamnée sans la moindre ambiguïté, notamment quand elle provient de représentants des forces de l’ordre, qui se doivent d’être exemplaires. A ce titre, l’agression inqualifiable de Théo doit être jugée avec intransigeance. Mais mettre en cause tous les policiers, pour les actes de certains d’entre eux, relève d’un populisme inexcusable.

Permanence le mercredi sur RV (0674245051)

Sandrine Bernard, Thérèse Pourriot, Sigrid Baillon, Alexandre Vallat-Siriyotha


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