Deux ans après l’élection, que reste-t-il des belles paroles ? Toujours des belles paroles…

Les tarifs municipaux (cantines, centres de loisirs, culture, sport,…), comme les impôts locaux, augmentent sans cesse, parfois très fortement. Si les quotients les plus bas se maintiennent, les populations aux revenus moyens sont une cible perpétuelle.

Pour nos enfants, après l’épreuve du samedi matin, se joue l’évaluation des contenus d’activité. La municipalité se repose sur ses acquis, mais reste passive face aux nouveaux enjeux : comment maintenir un niveau de service public satisfaisant dans une ville qui va accueillir 15% de population supplémentaire sans extension de ses équipements publics (sport, santé, culture, crèches…) déjà saturés ? Le devenir de nos collégiens nous inquiète singulièrement, le collège confluence pollué au mercure étant durablement condamné, celui du plateau ayant fait l’objet de multiples reports depuis trop longtemps.

En matière de sécurité et de propreté publique, soulignons le travail des médiateurs et des gardes urbains. Mais quel bilan en est tiré ? Ne disposant pas des pouvoirs de police administrative, ces agents peuvent-ils remplir de manière optimale les objectifs poursuivis ? La délibération déposée par notre groupe en mai dernier et adoptée par le conseil municipal, censée conduire à l’élaboration d’une véritable règlement urbain donnant à la ville les moyens de faire respecter espace et ordre public, est là encore restée lettre morte.

La course à l’affairisme immobilier se poursuit. Ne faut-il pas aller moins vite pour mieux maitriser ce développement urbain ? Quel devenir pour le centre Jeanne Hachette et le centre-ville, à l’abandon depuis bien trop longtemps sous couvert de projets opaques ? La charte de relogement ne pourra apaiser indéfiniment les ardeurs des habitants touchés, voire spoliés sur Ivry confluence, si elle ne conduit pas à des contreparties équitables. Si des signes positifs sont donnés en faveur du développement durable (tri des déchets dans les écoles, essai de collecte sélective, implication du secteur « prévention déchets » pour sensibiliser professionnels et particuliers), les intentions de la ville concernant le devenir du Syctom restent à concrétiser : le volet TMB méthanisation doit officiellement être abandonné et le volet incinération, surestimé, doit aujourd’hui être remis à plat ; un tel investissement ne saurait être entrepris sans une nouvelle étude, surtout s’il peut être évité.

Tout ceci est dans la continuité du précédent mandat. La vraie nouveauté, c’est le virage pris en matière de laïcité. Le dérapage vécu au conseil municipal de novembre à propos de Daech et des attentats du 13 novembre n’est pas un incident, c’est une dérive assumée, mettant en cause de façon répétitive les Institutions républicaines.


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